Part 1 : Anita Molinero / Cécile Brigand
Part 2: Thierry Lagalla / Baptiste Roux
Part 3: Béatrice Lussol / Marcos Carrasquer
Part 4: Myriam Mechita / Gaël Davrinche
Duo avec Thierry Lagalla
Atelier 160, Pantin
Cette exposition en quatre parties, d’une semaine chacune, se veut être un aparté sur la figure du grotesque dans l’art contemporain.
A l’heure où le tout-venant cherche l’occasion de bien séduire sans dérisoire, où l’on voit trop de ces peintures que l’on colore plus qu’on ne les peint. Il s’agit ici de montrer le trop plein, le too much, le malaisé, le singulier, l’outrancier, voire le pathétique et ceci quel que soit le médium. Chacun dans son œuvre fait naître une gêne exquise, un truc pas vraiment charmant, voire trop de gras là où il n’en faudrait pas. Vous verrez des œuvres pleines d’éros mal placé, de thanatos démesuré, de brouillage entre figures et abstractions qui n’en finissent pas de transpirer l’humour ou allégresse. Pléthore de propositions voisinent chez chacun d’eux pour déconner au cœur et proposer un monde au-delà des mesures.
De grimaces en organes, les corps se pressent et s’agitent, des formes obèses ou décharnées font des acrobaties quel que soit le médium. Volumes, dessins, peintures, installations se font la malle du côté du bizarre ou du grossier. Tout çà nous raconte la vie mal faite, le désordre hormonal, les sentiments violents, les fantaisies absurdes, via des pratiques jouissives, formellement décomplexées et décadentes. Une démesure picturale forcément grotesque de ne pas arriver à rentrer dans les cases, multipliant les échecs de la gracilité pour se fourvoyer dans l’incommode.
Baptiste Roux







